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La survie au cœur de toute passion

30 Sep

Je courais aussi vite que mes jambes me le permettaient. D’une voix paniquée et haletant, je ne cessai de crier son nom. « Hazékiel ! » Soudain, j’entendis sa voix mélodieuse et je sentis ses douces mains se poser sur mes yeux. « Je t’ai eu, Nathan! » s’écria-t-elle. Pris de rage, je  la repousse violemment. « Quelle idée de s’éloigner à ce point du campement. Tu sais, on n’est pas à Montréal, niaiseuse, on est dans la forêt amazonienne! »

« Si seulement elle comprenait la nature de mes sentiments », me suis-je dit. Toutefois, elle ne pouvait pas comprendre. Après tout, même si nous n’étions pas liés par le sang, nous avions été élevés comme frère et sœur. C’est pour cela qu’elle ne devrait jamais savoir. Soudain, Hazékiel s’est mise en marche vers moi. Puis, elle me dit : « Hey, Nathan, je ne pensais pas que tu prendrais autant de temps à venir, mais il est tard. On devrait camper ici. » J’eus un mauvais pressentiment, mais je ne m’y suis pas fié. J’ai eu tort…

Le jour suivant, nous étions encore plus perdus que nous l’étions la veille. Il semblerait que nous nous soyons enfoncés dans la forêt en cherchant un endroit pour installer le campement de base. C’est alors que je vis rouge. Puis, sans m’en rendre compte, je criais à tue-tête sur Hazékiel. Je me suis calmé, car j’ai aperçu l’océan de ses yeux déferler sur ses joues : « Pardonne-moi, Haze… » J’ai alors tenté de  l’étreindre, mais elle me repousse violemment. Je balbutiai mes excuses encore une fois, puis elle me cracha: « Quand ils nous sortiront d’ici, je ne veux plus jamais te revoir ! »  Ses mots ont transpercé mon corps comme une lame affûtée. Puis, en voyant l’horreur dans ses yeux, je compris. J’étais tellement absorbé dans mes pensées que je ne faisais pas attention à la route. J’ai glissé et je me suis empalé. Peu à peu, tout devin flou.

En me réveillant, je l’ai vu à mes côtés. Elle avait utilisé sa blouse pour me faire un bandage.  Désormais, elle ne portait que son soutien-gorge et le restant de ce qui semblait être des mini-jeans. Elle semblait… changée et je compris tout de suite. Elle m’avait protégé. Quand elle remarqua que j’étais éveillé, elle me prit dans ses bras et  je sus ce que j’avais à faire.

Plus tard, j’appris que j’étais resté inanimé pendant une semaine. La patrouille de secours était arrivée depuis peu. Ils m’évacuèrent et me conduisirent à l’hôpital.  De retour à Montréal, elle est restée à mes côtés. C’est pourquoi, une fois rétabli, je me suis enfin lancé.

– Papa, dit une  fillette, maman t’a vraiment sauvé la vie?

Je hochais la tête :

– Elle n’a pas seulement sauvé ma vie, elle t’a également permis de vivre en acceptant de m’épouser.

– Nathan, tu exagères de nouveau, dis Hazékiel.

Elle souriait comme elle faisait autrefois, son sourire  a conquis mon cœur.

 Cynthia-Kimberley Gachette

 
2 Commentaires

Publié par le 30 septembre 2013 dans Travaux d'élèves

 

Étiquettes :

2 réponses à “La survie au cœur de toute passion

  1. Loice

    7 novembre 2013 at 00:27

    C’est vraiment une tres belle histoire, felicitation a son auteur.

     

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