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Les éléments prosodiques et sonores

01 Juin

Le message oral possède ses propres caractéristiques, les éléments prosodiques entre autres, qui reposent essentiellement sur la manière de parler de l’émetteur, sur les modulations de sa voix. Les notions qui suivent vous seront utiles autant pour analyser votre propre production orale que pour interpréter tout message que vous devrez écouter au cours de votre formation en français.

Les éléments prosodiques se réalisent en faisant intervenir l’intensité, la quantité, la durée et la hauteur du son. Même s’ils ont parfois une fonction purement expressive, les phénomènes prosodiques jouent un rôle important dans les échanges verbaux, puisqu’ils guident l’interlocuteur et lui permettent d’anticiper, donc de décoder le message du locuteur (émetteur) plus efficacement. En outre, en effectuant un certain découpage syntaxique et sémantique, ils facilitent la compréhension de l’énoncé.

Parmi les éléments que la prosodie étudie, on compte entre autres : l’accent, le rythme, le ton, le débit et l’intonation. À ces critères d’analyse d’une présentation orale peuvent s’ajouter le timbre, le volume et la prononciation. En outre, lors des exposés oraux, on évaluera également quelques points complémentaires : maintien, mimiques, gestes et direction du regard. Enfin, on verra aussi lors d’écoute de messages l’analyse des nuances de la voix ainsi que des effets sonores.

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La prononciation que l’on a d’un mot est la façon de le dire, la manière d’articuler les sons de la langue. La prononciation ne change pas le sens du mot, mais provient du contexte dans lequel on l’a appris : l’époque, l’endroit où l’on est né ou bien où l’on vit, mais aussi la classe sociale et l’éducation. Le terme accent, lui, désigne une prononciation généralement plus subtile. L’objectif, lors d’un exposé oral, est de s’assurer de bien prononcer les mots afin que l’auditoire comprennent bien ce que l’on veut dire. Il vaut mieux éviter d’escamoter certaines syllables comme on le fait souvent à l’oral.

L’accent est le relief sonore donné à certaines syllabes dans la chaîne parlée. On en distingue deux types : l’accent tonique, inhérent à la langue, qui contribue au rythme de la parole; et l’accent expressif (ou accent d’insistance), facultatif, qui est employé pour exprimer une émotion ou pour mettre un élément en évidence. En français, l’accent tonique est principalement déterminé par la durée et l’intensité de l’articulation.

Le rythme est créé par l’alternance plus ou moins régulière des syllabes accentuées, des syllabes inaccentuées et des pauses. Lors d’une communication orale, on peut lui donner diverses caractéristiques : calme et posé, rapide et dynamique, saccadé et nerveux, etc. Par rapport au rythme, on notera également les pauses qui serviront à laisser le temps à l’auditoire d’assimiler le message. On s’en servira également pour marquer les grandes parties de la présentation (structure) et pour mettre en évidence certains propos que l’on considère importants. Enfin, on peut faire une pause pour souligner la gravité de certaines paroles.

Le ton se manifeste généralement par une variation de la hauteur de la voix au cours de l’articulation des mots. En français, il ne sert pas à distinguer des mots différents, mais bien pour marquer l’expressivité et est étroitement lié à l’intention, à l’état d’esprit ou aux sentiments de l’auteur. On peut parler alors de tons : neutre (informer), humoristique (divertir), didactique (instruire), favorable (convaincre), défavorable (combattre), élogieux, alarmiste, ironique, hautain, moqueur, sarcastique, distant, sec, familier, solonel, froid, etc. Le choix du vocabulaire et certaines tournures de phrases donnent le ton à la communication. Ainsi, lorsqu’un auteur veut convaincre ses destinataires, il emploiera des termes persuasifs (verbes, qualificatifs, adverbes, etc.)

Le débit, c’est-à-dire la vitesse d’élocution, la vitesse à laquelle le message est dit. On dira qu’un locuteur à un débit lent, moyen ou rapide lorsqu’on veut spécifier sa manière de parler. Cela pourrait être lié à l’intention de l’auteur (lent pour s’assurer de la compréhension du message ou pour réconforter; moyen pour informer, compléter, préciser ses propos; rapide pour stimuler le destinataire, pour se montrer dynamique, entraînant, etc.) Ainsi, le débit peut très bien varier lors d’un exposé selon les intentions de l’émetteur.

L’intonation correspond à la variation de la hauteur de la voix au cours de l’énonciation. En français, par exemple, un énoncé comme Il réfléchit, articulé avec une courbe intonative montante puis descendante, est habituellement perçu comme déclaratif; le même énoncé, prononcé avec une courbe montante en finale, est plutôt interprété comme une question (Il réfléchit?). Ainsi, on pourra déterminer l’intention de l’émetteur (déclarer, ordonner, s’exclamer ou interroger par exemple) ou de retenir les points essentiels du message selon l’intensité qu’il mettra à prononcer certains énoncés (marque l’insistance). Une bonne intonation aide à maintenir l’intérêt des auditeurs puisqu’elle peut éviter un ton monotone ou monocorde en accentuant certaines syllables.

Le volume est caractérisé par la force de la voix et peut être fort, moyen ou faible. Il faut savoir ajuster le volume selon l’auditoire et les éléments sonores ambiants : plus doux lorsque le public est restreint et les sons ambiants limités, plus élevé lorsque l’auditoire est plus étendu ou que les sons ambiants sont plus dérangeants. L’important est de s’assurer que les destinataires du message entendent et comprennent bien ce qu’on cherche à leur communiquer. Le volume peut jouer un rôle important, lié à l’intonation, lorsqu’on veut insister sur certains points que l’on considère primordiaux et qu’on veut mettre en évidence en y ajoutant plus de force : on veut que les gens s’en souviennent!

Le timbre est la sonorité particulière d’une voix. En général, un locuteur à la voix claire et agréable fera passer un message plus facilement qu’un autre dont la voix est moins harmonieuse. Il arrive aussi qu’un timbre de voix bien particulier attire davantage l’attention des auditeurs et des téléspectateurs.

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Les nuances de la voix : Ainsi, tous ces éléments peuvent permettre de nuancer la présentation oral d’un émetteur. Les variations d’intonation de même que des changements dans le débit du locuteur ou dans le volume et le timbre de sa voix nous révèlent la valeur particulière que le locuteur accorde à un mot ou à une idée, ou le sentiment que ce mot lui inspire. Un autideur ou un téléspectateur attentif aux nuances de la voix percevra plus facilement la pensée de l’émetteur. 

L’indicatif musical ou le fond sonore : L’importance et le rôle de la musique dans un message télévisé ou radiodiffusé varient en fonction du type de message et de l’intention de l’émetteur.

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Le maintien lors d’un exposé est essentiel si l’on veut avoir un impact chez l’auditoire. Ainsi, quelqu’un qui a une posture droite et ouverte sera plus proche de son public. On peut voir sa détermination et peut-être même sa confiance en lui. Une posture plus molle, le dos rondi, marque le manque de confiance, la fermeture sur soi.

Les mimiques et les gestes peuvent servir à exprimer un état d’esprit ou une émotion de sorte à faire passer le message désiré. Ils marquent parfois les grands points d’une présentation. Mais d’autres fois, ils révèlent la nervosité de la personne qui parle. Vaut mieux éviter alors d’avoir un objet dans les mains pour ne pas distraire l’attention des auditeurs. Imaginez un orateur qui froisse ses feuilles de notes, qui joue avec un crayon ou qui bat l’air avec ses bras tout le temps : il est certain que votre concentration sera plus difficile. Le bruit peut enterrer le discours et les yeux peuvent être orientés vers les gestes posés. Ainsi, on perd l’intérêt du public et l’impact du message diminue.

La direction du regard doit être orientée vers l’auditoire dans la mesure du possible. Cela permet d’observer les réactions et s’assurer de la compréhension des auditeurs. Quelqu’un qui est toujours penché sur ses feuilles de notes ne verra pas les réactions, sa voix risque de moins porter et son attitude devient plutôt fermée : l’intérêt du discours diminue d’autant.

 
2 Commentaires

Publié par le 1 juin 2010 dans Capsules du prof

 

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2 réponses à “Les éléments prosodiques et sonores

  1. Johnd129

    20 juillet 2014 at 01:33

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