RSS

Procédés sylistiques employés en argumentation

25 Mai

Voici quelques exemples de procédés stylistiques qu’on peut employer pour rédiger un discours argumentatif. Prenez note qu’on pourrait les utiliser dans bien d’autres types de textes sans problème, en autant qu’on respecte la dominante et les règles de rédaction.

Vocabulaire persuasif

  • termes mélioratifs : mots ou expressions qui présentent la personne, la chose ou la réalité désignée sous un jour favorable, de façon positive, avantageusement
    • par exemple, on pourrait appeler « oeuvre » un simple ouvrage ne demandant pas d’habileté et de créativité particulières
  • termes péjoratifs : un mot ou une expression qui comporte une idée de mal, qui déprécie la chose, la personne ou la réalité ainsi désignée
    • par exemple, on pourrait désigner un livre par le simple mot « bouquin »
  • comparatifs : un terme ou une expression permettant de comparer deux éléments selon une caractéristique particulière, soit une qualité ou un défaut des personnes, idées, animaux, objets, événements, etc. Ces termes sont souvent des adverbes qui accompagnent un adjectif.
    • plus, autant, aussi, moins, mieux, pire, meilleur, moindre, etc.
  • superlatifs : un terme ou une expression permettant d’exprimer une qualité portée à un haut degré ou à l’extrême. Le superlatif peut être relatif ou absolu.
    • Le superlatif absolu se forme avec un des adverbes « très, fort, bien, extrêmement, etc. placé avant l’adjectif (Cet homme est très fort, extrêmement fort, etc.).
    • Le superlatif relatif exprime le degré le plus élevé ou le plus bas. Il compare avec quelque chose (ou quelqu’un) ou indique un degré par rapport à l’objet (ou l’être) considéré (Le plus fort des deux. Votre plus grande chance. Ce qu’il a de plus remarquable).
  • diminutifs : Un diminutif est un procédé de dérivation lexicale qui ajoute à un mot l’idée de petitesse ou de fragilité. Les diminutifs sont fréquemment utilisés pour ajouter une nuance affective, caressante au mot considéré. Bref, ce sont des mots qui ont une signification plus faible ou plus adoucie que celui dont il est formé par l’addition d’une certaine terminaison.
    • Par exemple, fillette, femmelette et amourette sont des diminutifs des mots fille, femme et amour.

Vocabulaire dénotatif et connotatif

  • termes dénotatifs : La dénotation est le fait d’utiliser un mot dans son sens premier. Le sens dénoté est celui que donne le dictionnaire. Il est compris par tous les utilisateurs de la langue. La dénotation du mot correspond à la définition du mot, au sens objectif.
    • Exemple: Le mot « rouge » dénote une couleur: l’une des trois couleurs fondamentales.
  • termes connotatifs : La connotation est le fait d’employer des mots dans des sens seconds. Le connotation est seconde car elle s’ajoute, en plus de la dénotation, du sens au texte, à l’image, au discours… De plus, la connotation est occasionnelle car elle dépend du contexte, des niveaux de langues, de l’éducation, des références culturelles, des situations de l’émetteur et du récepteur. Donc la connotation correspond aux sens implicites qu’un mot reçoit. C’est pour cela qu’elle est difficile à cerner.
    • Exemple: « Rouge » connote, selon les situations et les associations mentales mises en jeu: l’interdiction, la colère, la révolution, le sang, la passion… C’est comme le dit l’expression « voir rouge » pour indiquer que l’on est furieux, en colère.

Répétition

Le fait d’utiliser de manière répétitive un mot, un groupe de mot ou une expression permet généralement d’insister sur les point forts de l’argumentation pour que le destinataire en comprenne l’importance… et ne l’oublie pas!

Interpellation

  • utilisation de pronoms et déterminants de la première personne (nous, notre, nos) ou de la deuxième personne (tu, ton ta, tes, vous, votre, vos) pour impliquer le destinataire
  • questions directes (phrases interrogatives) pour amener le destinataire à réfléchir sur le sujet, pour qu’il se sente concerné
  • phrases exclamatives pour susciter une émotion ou lui communiquer l’émotion vécue par l’émetteur du message
  • phrases impératives pour obliger le destinataire à réagir, le forcer à s’impliquer dans la réflexion de l’auteur

Tournures emphatiques

phrases emphatique : utilisation de phrases et d’expressions solonelles ou exagérées afin d’insister sur un point essentiel, pour mettre une idée en évidence

Structure de phrases

En variant les types et les formes de phrases, cela permet de mettre en évidence certains points importants du discours. On peut également impliquer le destinataire par l’emploi de quelques expressions ou phrases soigneusement sélectionnées. Cela permet aussi de créer un rythme intéressant, de sortir de la monotonie. Voici les types de phrases (noter que les formes de phrases ne sont pas indiquées, ce sont des notions que vous devriez déjà maîtriser).

  • phrases déclaratives : phrases de base qui se terminent par un point, elles permettent de dire, de raconter, de déclare un événement passé, présent ou futur.
  • phrases exclamatives : marquent une émotion et se termine par un point d’exclamation
  • phrases interrogatives : permettent de poser une question et se termine par un point d’interrogation
  • phrases impératives : sont caractérisées par l’emploi d’un verbe à l’impératif et se terminent soit par un point ou un point d’exclamation (si l’ordre est plus marqué).

Discours direct ou indirect

Style direct (citation) : Ce style permet de reprendre les paroles orales ou écrites d’une personne exactement de la même manière que l’émetteur les a produites, de façon intégrale. Le discours direct donne l’illusion de l’objectivité, et permet de relayer l’information en toute neutralité. C’est apparemment la forme la plus littérale de la reproduction de la parole d’autrui. Toutefois le rapporteur peut influencer le discours, notamment avec des éléments tels que les verbes de paroles.

  • Exemple : « J’ai appelé Max hier. », (préten)dit / reconnut / cria Elsa.

Style indirect (reformulation) : Le discours indirect perd son indépendance syntaxique, et se construit donc comme une subordonnée, complément d’un verbe principal signifiant « dire » ou « penser ». Il est généralement bien intégré au discours dans lequel il s’insère et n’est pas marqué par une rupture énonciative.

  • Exemple : Robespierre a dit que Danton était un traître.

Registres ou niveaux de langue

L’emploi d’un niveau particulier de langue dépend du vocabulaire choisi, des expressions employées, des structures des phrases composées, etc. Cliquez ici pour distinguer les quatre niveaux (ou registres) de langue que l’on distingue…

Publicités
 
5 Commentaires

Publié par le 25 mai 2010 dans Capsules du prof

 

Étiquettes : ,

5 réponses à “Procédés sylistiques employés en argumentation

  1. fatima

    14 février 2014 at 02:28

    fatima algerie je vous remercie j’avais réellement besoin

     
  2. Dorlizier Stephene

    20 avril 2013 at 09:11

    c’est vraiment belle le sylistique

     
  3. Meryem

    19 avril 2013 at 15:31

    Thanks a lot guys ! it really helps ! well done 🙂

     
  4. Claude Laurin

    2 juillet 2012 at 18:11

    Merci pour cette liste fort instructive.

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :