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Carolina

12 Mai

J’étais en pleine couture de mon costume de scène pour la semaine après que ma mère m’annonça notre déménagement de New York à une petite ville nommée Berry. J’étais tellement triste. Fini le théâtre, on va voir les amis, mais aucun mot, j’obéissais sans opposition.

Le 15 janvier, je vis ma maison rétrécir puis disparaître. Ma mère tellement joyeuse, me perturba. Ces façons de me parler de Berry, comme s’il était aussi plaisant que Los Angeles. Pourtant c’était une petite ville bien ordinaire. Il n’y avait même plus de bruit après 20 heures.

Après une nuit de sommeil, je dus recommencer l’école. À mon arrivée, je vis deux jeunes hommes se battre. Les autres élèves les encourageaient. Je me précipitai à l’intérieur de l’établissement. Je vis sur le tableau les événements, une annonce de la prochaine pièce de théâtre. Je me sentis soudainement heureuse, puis je me dirigeai vers une grande porte en bois à la couleur du vin rouge. Ensuite, je demandai à la professeure de théâtre de m’y intégrer. J’ai réussi à me faire une place en couture.

Quelques jours plus tard, le fameux batailleur qui se nommait Sam fut obligé de rejoindre le théâtre. Mme Plum le mit à l’éclairage. Ça n’avait pas l’air de faire plaisir à ce premier. Il devait se présenter aux autres élèves du cours.

– Je m’appelle Sam, je suis obligé d’être ici suite aux batailles que j’ai enclenchées. Merci.

Il retourna s’asseoir de façon lâche. Je baissai les yeux lorsqu’il me regarda. Je me sentais timide en sa présence. Il était beau, grand, musclé. Il avait une confiance en lui qui m’attirait. Pourtant, je savais qu’il faisait des mauvais coups.

Malheureusement, il me déçut assez rapidement quand je le vis rien faire pour aider la troupe. Ma patience commençait à être faible. Mais un beau matin, je décidai de parler.

– Sam, as-tu trouvé quelques façons pour éclairer la scène?

– Je n’en ai rien à faire de tout ça.

Malgré le ton de sa voix sensuelle, je reviens sur terre.

– Écoutes, pourquoi restes-tu ici? Pour nous nuire?

Je partis fâchée à ma table de couture. Je mis mes écouteurs puis me plongeai dans mes tissus.

Plus tard dans la soirée, j’étais dans mes devoirs. Je regardai l’heure puis je me décidai d’arrêter. Je voulais prendre l’air. Je me rendis au parc, où il y a la forêt. Je m’assis sur la balançoire. Je regardai les nuages. Un bruit derrière moi me fit sursauter. Je me retournai puis l’aperçus dans la pénombre. Il avança tout doucement vers moi. J’étais surprise de voir Sam. Il s’assit mystérieusement balançoire à côté de moi.

– Écoute, tu avais raison d’être fâché contre moi. Je l’avoue, je suis désagréable quand je veux…

– À quoi ça te sert tout ça?

– Je sais… J’ai remarqué que tu es bien vaillante. Bref, voudrais-tu m’aider car je ne connais rien en éclairage.

J’acceptai puis nous nous mîmes à discuter de tout et de rien. J’étais fière de voir qu’il voulait faire des efforts. Lui aussi, il avait l’air heureux dans ses yeux brillants et éclatants. Je n’avais jamais vécu quelque chose d’aussi incroyable. J’avais foi en lui. Il avait confiance en moi. À ce moment là, je ne regrettais plus notre déménagement.

Le lendemain, nous nous retrouvâmes dans le studio de la scène. Je lui montrai comment on ajoutait la lumière. Cela faisait drôle de le voir ailleurs que dans les rues pour se battre. Ce midi-là, il est venu manger avec moi. Nous nous voyions de plus en plus. Mon cœur battait fort en sa présence. Lui me disait de belles paroles et je le croyais. Les jours devinrent meilleurs. Étais-je en amour? Ses yeux me faisaient trembler.

Un midi, je me dirigeai vers la cafétéria quand cinq filles m’interceptèrent. Elles me regardaient avec un sourire hypocrite. Je m’essayai de passer lorsque l’une d’entre elles me lança de l’eau. Sam arriva aussitôt.

– Vous êtes une bande de jalouses. Allez donc vous remaquiller, peut-être qu’un inconscient va débarquer…

Il mit sa grande veste autour de moi puis me serra fort.

– Ne t’en fais pas, moi je t’aime.

Ses mots me réconfortèrent. Mon amour pour lui était encore plus fort.

Du coup, je me réveillai. Je m’aperçus que ce n’était qu’un rêve. Ma tristesse revint. Je me préparai puis partis à l’école. Bizarrement, il y avait une bataille.

 
5 Commentaires

Publié par le 12 mai 2010 dans Travaux d'élèves

 

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5 réponses à “Carolina

  1. Kate Richardson

    6 février 2015 at 13:05

    bravo ,j’aime l’histoire

     
  2. Stéphanie

    6 septembre 2013 at 09:25

    Très belle histoire! On rentre très bien dans les sentiments du personnage! Félicitation !

     
  3. meryem

    16 octobre 2010 at 08:17

    c’est belle mais longue

     
  4. Francis Gamache

    13 mai 2010 at 11:53

    Allo ma belle! Ton histoire est vraiment jolie. Tu as le don de composer de beaux textes comme celui-ci. Je suis fier de toi mon amour. Continues comme ça et ne lâches pas. xXx

     
  5. Julie Dubé

    12 mai 2010 at 17:17

    Très jolie histoire! On va lui souhaiter, à ton personnage principal, de trouver l’amour là où elle s’y attend le moins…

     

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