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Structure informative

11 Mar

Le texte informatif est fort répandu et peut prendre diverses formes : texte descriptif, documentaire, compte-rendu d’évènement, nouvelle journalistique, fait divers, reportage, article analytique, etc. Pour les cours de 4e et 5e secondaire, le reportage et l’article analytique sont à l’honneur. Leurs formes se ressemblent beaucoup, quoique l’information est plutôt rapportée dans le premier tandis qu’elle est analysée et expliquée dans le second.

Voyons la construction d’un reportage. La démarche serait semblable pour l’article analytique. D’abord, il s’agit de faire une recherche d’information (la documentation peut être choisi par l’élève ou fourni par l’enseignant-e) et de monter un dossier de lecture (fiches à remplir). Ensuite, il faut élaborer le plan du texte avant de commencer la rédaction de l’article.

Vous trouverez ci-joints des documents utiles – vous n’avez qu’à cliquer sur les mots soulignés – tels des exemples de   documentation, fiches et plan ainsi qu’une version vierge que vous pourrez utiliser pour votre propre travail. Demandez à votre enseignant-e un sujet et de la documentation ou, si vous désirez réaliser votre prétest sur un sujet de votre choix, vous aurez à faire une recherche d’information. Cliquez sur les titres de documents ci-contre pour en savoir plus :

Ensuite, il faudra déterminer le titre ainsi que rédiger l’introduction. Le titre se doit d’être accrocheur et explicite. Il est possible d’utiliser un sur-titre ou un sous-titre pour le compléter.

Un temps des Fêtes mouvementé dans l’océan Indien

Séisme et tsunamis du 26 décembre 2004

Le premier paragraphe, pour sa part, est constitué de deux éléments obligatoires (sujet amené et sujet posé) et d’un élément facultatif (sujet divisé). Le sujet amené consiste à présenter un élément plus général (ou particulier tel un fait d’actualité) permettant de situer le propos du texte et indiquant ce qui nous amène à aborder le sujet. Idéalement, il doit aussi piquer suffisamment la curiosité du lecteur fin qu’il pousuivre plus loin, pour qu’il ait le goût de le faire.

Les bouleversements naturels semblent de plus en plus fréquents depuis le début des années 2000; plusieurs catastrophes impliquant de nombreuses pertes humaines et matérielles sont à noter.

Le sujet posé est le sujet précis qui sera élaboré et détaillé dans le développement du texte.

Le 26 décembre 2004, l’océan Indien ainsi que tous les pays et iles de la région ont été soumis à des forces naturelles d’une puissance extrême : un tremblement de terre, provoquant des tsunamis, a dévasté toutes les côtes en l’espace de quelques heures à peine.

Nous pouvons également nous permettre de rédiger un sujet divisé qui annonce les divers aspects dont il sera question dans la suite de l’article. Il peut être sous une forme d’énumération, mais l’idéal est d’insérer subtilement les aspects traités dans une phrase bien construite.

Les évènements ont bouleversé tous les pays côtiers, les mesures de sauvetage ont été difficiles à mettre en place et le bilan est sombre pour plusieurs zones affectées.

Nous devons poursuivre le propos par le développement des idées selon les aspects de la question que nous désirons retenir. Les aspects déterminent les angles sous lesquels on étudie le sujet, ce sont des domaines d’information qui viennent apporter chacun un éclairage particulier sur le sujet abordé. On peut les identifier par des adjectifs ou un nom (groupe nominal très court). En voici une liste pour vous guider :

  • Aspect social ou humain
  • Aspect économique ou financier
  • Aspect religieux ou moral
  • Aspect politique
  • Aspect commercial
  • Aspect médical (santé)
  • Droits de la personne (droits humains)
  • Aspect judiciaire (justice)
  • etc.

L’emploi d’inter-titres est fortement conseillé, quoique facultatif, afin de bien délimiter les divers parties du texte. Il importe de présenter une idée principale par paragraphe, idée que l’on développe en apportant des précisions (idées secondaires). Il est également essentiel d’ajouter des références et des citations tirées de nos recherches bibliographiques en adaptant la ponctuation en conséquence et en insérant la source de l’information. Ceci est dans le but de bien appuyer notre crédibilité. En FRA-5142, un point évalué est capacité à comparer deux sources d’information. Il sera important de le faire clairement dans au moins un paragraphe.

Les évènements

Le séisme à l’origine de la catastrophe a eu lieu à 7 h 58 min 53 s, heure locale au large de l’ile indonésienne de Sumatra. Ce tremblement de terre du 26 décembre 2004, d’une magnitude de 9.1 à 9.3, a provoqué non seulement des secousses importants à Sumatra, mais également un tsunami dans tout l’océan Indien. Cet énorme raz-de-marrée a frappé l’Indonésie, les côtes du Sri Lanka et du sud de l’Inde, particulièrement l’État du Tamil Nadu, ainsi que le sud de la Thaïlande et l’ile de Phuket.

L’épicentre du séisme était situé à la frontière entre deux plaques tectoniques sous l’océan Indien, c’est-à-dire la plaque eurasienne au nord et la plaque indo-australienne au sud. Leur déplacement soudain a dégagé une énergie si importante qu’il a été l’un des plus violents jamais enregistrés sur le globe. Plusieurs vagues de 3 à 15 mètres de hauteur, initiées par les violentes secousses sismiques, ont traversé l’océan pour frapper de plein fouet les côtes environnantes, ravageant tout sur leur passage. « Le phénomène se déplaçait à une vitesse colossale, de l’ordre de plusieurs dizaines de mètres à la seconde, c’est-à-dire parfois jusqu’à 800 km/h. De plus, à l’approche des côtes, les masses liquides ont perdu de leur rapidité, mais leur taille a augmenté, pour atteindre 10, 20, voire 30 mètres de hauteur. » De nombreux signes tels des effondrements côtiers ont été observés les trois jours suivants, laissant craindre l’arrivée de nouvelles secousses.

Sauvetage difficile

La population de tous les pays touchés a été difficile à secourir. L’armée indienne, la Marine et les garde-côtes ont tenté de mettre en place des opérations de sauvetage et des livraisons de nourriture aux victimes. L’accès aux iles et aux zones les plus isolées a été rendu très difficile par les dommages causés par la catastrophes et les secousses secondaires ressenties les jours suivants les évènements. Les risques d’effondrement des côtes et des bâtiments sont élevés dans ce genre de situation, rendant dangereuse l’action des secouristes. En plus, certaines régions comme l’est du Sri Lanka étaient sous le contrôle rebelle, entravant le déploiement de dispositifs d’assistance et du personnel médical. Enfin, les communications deviennent un défi lorsque les radios sont partiellement détruites, rendant la coordination des opérations plutôt pénible. D’ailleurs, « la base de l’Armée de l’air à Car Nicobar a été elle aussi sévèrement touchée, ce qui entravait le déploiement des secours dans cette région […] Les hélicoptères de secours ne pouvaient pas se poser sur place dans les heures qui ont suivi le passage des tsunamis, les environs de Nagapattinam et de Cuddalore étant encore entièrement submergés. »

L’effort humanitaire à fournir devient un défi important, le plus important de l’histoire selon les Nations Unies, afin de nourrir et d’abriter les populations affectées et de contrer les conditions difficiles d’humidité et d’hygiène. L’approvisionnement en eau potable – en attendant la purification des sources d’eau – en vivres et en ressources de toutes sortes devient un enjeu majeur. D’autant plus que des eaux stagnantes et la promiscuité augmentent les risques d’épidémies : ce sont des conditions favorables à l’éclosion de nombreuses bactéries, bacilles et moustiques vecteurs de la dengue ou du paludisme. Le nombre important de cadavres est un autre défi important pour les efforts humanitaires et sanitaires : il faut assurer l’identification et l’enterrement rapide des morts dans des sacs mortuaires afin de limiter le développement du choléra, de la diphtérie, de la dysenterie et de bien d’autres maladies. Heureusement, aucune grave épidémie ne fut signalée.

Le bilan

« Ce tsunami, constitué de plusieurs séries de vagues de très grand longueur d’onde, a été le plus meurtrier de ceux jamais relatés. » Il semblerait que la population et les autorités locales n’ont jamais été préparées et elles ont été prises par surprise. En outre, il n’existe aucun dispositif de surveillance des tsunamis dans l’océan Indien. Tout cela explique le bilan catastrophique : il y aurait eu 184 168 morts confirmées (230210 morts estimées) et 125 000 blessés. Cela sans compter les 45 752 disparus. « Le tsunami aurait pourtant pu être prévu. La propagation de l’onde de tsunami a en effet pris plusieurs heures pour atteindre certains pays touchés. […] Une alerte aurait donc pu être donnée par un réseau de surveillance approprié. » lit-on sur Wikipédia. On y ajoute même que « l’alerte aurait été donnée dans quelques régions de l’Inde par les télévisions locales, l’information est majoritairement très mal passée, et semble même avoir été souvent bloquée par crainte du désordre public. » On dénombre des pertes colossales dans les zones ravagées. Par exemple, la Thaïlande a été le deuxième pays le plus touché financièrement, avec plus de 2,09 milliards de dollars américains de perte. Il y a eu 5395 morts, 2845 disparus et 8457 blessés. Nombreux étaient les étrangers tués, blessés ou disparus dans le séisme ou à la suite du raz-de-marée, en particulier des Européens, quelques Canadiens et Américains ainsi que des gens originaires d’autres pays.

En plus des pertes humaines, le bilan fait état d’énormes coûts matériels : destruction massives des maisons et bâtiments de toutes sortes, renversements de trains, bris de bateaux de pêche et bien d’autres. Les gouvernements des pays affectés ont mis en place des mesures de soutien à leur population. Entre autres, le gouvernement malaisien a promis des dédommagements qui seront attribués aux familles des victimes, aux personnes ayant été blessées par le tsunami, aux personnes déplacées. Il a promis d’autres sommes qui seront versées pour chaque maison endommagée ou maison détruite ainsi qu’aux pêcheurs ayant vu leur bateau détruit dans la catastrophe. Certains endroits, bien qu’inondés, ont évité le pire : « L’eau s’est également infiltrée dans le complexe nucléaire de Kalpakkam, dont le fonctionnement a été immédiatement été stoppé. On ne rapporte aucun dommage ni fuite radioactive. » Il y a eu aussi destruction de l’environnement – par exemple, la vague s’est engouffrée dans les manchotières, entraînant avec elle des centaines d’oeufs et de jeunes manchots dans les iles Crozetgrand. D’ailleurs, « les cartes de la région seront toutes à revoir, car les premières mesures montrent des changements importants, se traduisant par des déplacements d’éléments du relief (côtes, collines, …). » Il faudra du temps et beaucoup d’énergie pour déterminer l’ampleur des modifications.

Du côté des secours, l’opération militaire mise en place a pris une ampleur phénoménale. L’aide humanitaire a été estimée à la mi-janvier 2007 à 80 000 hommes. Les moyens de transport utilisés étaient variés : 100 navires, 180 hélicoptères et 80 avions de transport. Il y a eu également un pont aérien de près de 75 avions supplémentaires. Le premier contributeur était les forces armées des États-Unis avec 16 500 hommes. Tout cela a été soutenu par divers dons provenant des gouvernements, des organisations humanitaires et des particuliers : ils ont apporté de l’aide financière et matérielle. « La Banque mondiale estime le coût de l’aide humanitaire à 5 milliards de dollars américains. »

Autant il y a eu des gestes de bonté partout à travers le monde, autant d’autres êtres humains ont profité du malheur de leurs voisins. Des crimes ont été commis tels des vols et des détournements d’enfants. En effet, prenons l’exemple d’un homme qui a été arrêté dans la semaine qui a suivi la vague : « Il tentait de rapatrier avec lui 40 enfants à qui il avait dit qu’il les ramenait à leurs parents. Il est probable que ces enfants étaient destinés à la vente, à l’adoption illégale ou encore à la prostitution. Il semble que des organisations illégales comme des mafias soient derrière ces manoeuvres. » D’autres ont profité de l’occasion pour vendre des articles souvenirs tels de chandails portant la mention «I will survive». Selon plusieurs, ces ventes sont d’un goût douteux devant un tel drame humain.

La conclusion s’ajoute à la suite afin de faire une synthèse de l’information en rappelant et reformulant les points essentiels de notre message.

Les évènements du 26 décembre 2004 a été l’une des catastrophes naturelles les plus colossales à cause de l’ampleur des coûts humains et financiers engendrés. Ce qui a aussi bouleversé le monde entier dans cette histoire, c’est que les populations ont été si démunis face à une situation qui aurait pu être prévenue : c’est choquant de comprendre que des mesures de surveillance de l’activité sismique aurait permis de mettre à l’abri, du moins en partie, les gens les plus vulnérables. Heureusement, grâce à plusieurs pays étrangers et locaux, l’aide humanitaire a aidé les personnes les plus touchées dans ce drame.

À ce rappel, nous pouvons poursuivre sur une réflexion complémentaire. L’ouverture peut constituer un souhait, une réflexion plus vaste, une piste de solution, un lien avec une situation semblable, etc.

« Plus d’un an après, l’activité sismique a continué à être élevée dans cette zone indonésienne. En mai 2006, une violente secousse de magnitude 6,8 ébranlait à nouveau Sumatra, et l’ile de Nias. » On ne peut qu’espérer pour les zones vulnérables que les gouvernements mettront en place des moyens d’éviter le pire dans ce genre de situations et que si certains pays sont dans le besoin, les plus riches songeront à les soutenir dans leurs démarches de surveillance. Enfin, l’expérience montre que l’aide humanitaire se doit d’être coordonnée sur le terrain, mais quand elle provient d’un peu partout sur la planète, ce n’est pas évident. Une concertation entre les plus grandes puissances mondiales serait essentielle pour faire face aux futurs besoins en cette matière.

On doit toujours, à la suite de notre texte, indiquer les sources d’information consultées et citées. Les références sont obligatoires dans ce genre de travail.

L’important dans notre démarche est non pas d’être parfaits, mais de faire de notre mieux pour rendre l’information la plus simple et cohérente possible. En outre, il ne faut pas oublier que nous n’avons pas à montrer notre jugement sur l’information ou la situation. Il faut apprendre à nous montrer le plus neutre et objectif possible.

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8 Commentaires

Publié par le 11 mars 2010 dans Capsules du prof

 

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8 réponses à “Structure informative

  1. AWA

    14 avril 2015 at 01:26

    bonsoir j’aimerai savoir comment introduire une comparaison de deux source differentes dans un texte informative?

     
    • Julie Dubé

      22 avril 2015 at 13:49

      Bonjour, désolée du délai. En réalité, pour introduire une comparaison de deux sources différentes, il faut d’abord choisir les citations que l’on veut présenter. Ensuite, on les introduit dans le texte comme tout autre citation en indiquant clairement la référence. Ensuite, si nos citations abordent le même aspect, on peut établir un lien entre ces extraits en ajoutant une phrase de comparaison en spécifiant si les sources sont d’accord ou opposés sur le sujet. Cela devient intéressant parce que les deux sources peuvent apporter un point de vue semblable tout en se complétant ou montrer l’ambiguïté d’un sujet. Par exemple :

      L’itinérance chez les jeunes semble être en hausse depuis quelques décennies. En effet, selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), « L’augmentation la plus spectaculaire de l’itinérance dans les années quatre-vingt-dix a été celle des jeunes de la rue. À Montréal et encore plus à Québec, leur présence se fait sentir : squeegees, révoltes, etc. » Ainsi, la population la plus vulnérable, celle qui est l’avenir d’un pays, se retrouve à la rue sans grandes perspectives d’amélioration de leur condition. La journaliste, Sophie Gilbert, abonde dans ce sens : « De nos jours, l’itinérance chez les jeunes ne peut être passée sous silence : seulement à Montréal, ils seraient environ 3 000 à fréquenter les refuges. »

       
  2. sharry129

    3 octobre 2013 at 11:42

    Je travaille au centre Champlain à la CSMB.

     
  3. sharry129

    24 septembre 2013 at 14:18

    Est-ce que c’est possible d’utiliser vos textes dans mes cours?

     
    • Julie Dubé

      26 septembre 2013 at 15:31

      Oui, il n’y a pas de problème, tant que c’est un texte issu de mon blogue et que vous ne l’utilisez qu’avec vos élèves. Vous devez indiquer la source du texte sur vos copies. Bien sûr, c’est à la seule condition que ce n’est pas dans le but de vendre du matériel par la suite à cause des droits d’auteurs. Bon travail!

      P.S. Je suis curieuse, où travaillez-vous? J’aime bien savoir qui fréquente mon blogue 🙂

       
      • Suzanne Bouilly

        1 juin 2014 at 21:45

        Je ne suis pas sharry129 ( et je ne la connais pas) mais je suis aussi une enseignante de la CSMB, au centre Outremont.
        Je consulte régulièrement votre blogue qui est très apprécié….
        Merci

         
      • Julie Dubé

        2 juin 2014 at 18:44

        Eh bien, tant mieux si mon travail aide d’autres personnes. Je reste toujours surprise de voir à quel point ce blogue est maintenant connu à travers la province, tout comme celui que j’ai créé en FBC les années précédentes.

         

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