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Le clair de lune

05 Fév

J’aimais me promener dans mon quartier, surtout à l’heure du coucher du soleil. Le doux reflet jaune orangé des rayons du soleil m’apaisaient. Enseveli dans mes pensées, le temps passait tellement vite, je ne le vis pas s’écouler.

Ainsi, je m’engageai vers une petite route dans la forêt non loin de chez moi. J’adorais venir dans cette forêt paisible, le vent faisait danser les feuilles au rythme d’une symphonie qui me charmait.

Dans la forêt, tout paraissait encore plus sombre. C’était la pleine lune, mais elle se cachait derrière d’épais nuages. Entre les immenses pins, une étrange lueur verte attirait mon attention.

Je tentai de m’approcher, mais cette douteuse lumière me faisait enjamber d’énormes troncs d’arbre puisque celle-ci s’écartait de la petite route. Plus je m’approchai, plus je sentis une sensation de bien-être. Cela me berçait. Je remarquai aussi que la lumière s’amplifiait à mesure que j’approchais. La délicieuse intrigue me captivait trop pour renoncer après tout ce chemin d’interrogation. Ensuite, derrière ces satanés troncs d’arbre, je vis la provenance de la lueur verdâtre : une gigantesque lanterne métallique qui émanait de la boucane.

Cet endroit était tout un spectacle. Les rayons éclatants de vert dans la sombre nuit me firent voir quelques autres personnes, probablement hypnotisées par cette lueur aussi. J’entendis un dialecte étrange à travers l’opaque fumée, ce qui me fit approcher. Après quelques branches franchies, je constatai qu’il s’agissait de quelque chose qui est tout sauf humain.

C’était plus grand. Ce n’était pas des personnes autour de la lumière…

Je vis de monstrueuses choses, des énormes yeux globuleux avec l’iris de la taille d’un pois. Des dents acérées telles que des crocs venant d’un requin. Le visage lacéré de torture, arraché de douleur. Les regards m’encerclaient comme un million d’aiguilles me pointant au cou.

Pris par la peur, la pensée intense de déguerpir m’emplissait de seconde en seconde. C’est alors que je, silencieusement, quittai cette scène de cauchemar. Lentement mais sûrement, je sentis une main piquante de griffes sur mon épaule.

Ceux-ci n’ont jamais mangé un aussi bon repas…

 
1 commentaire

Publié par le 5 février 2010 dans Travaux d'élèves

 

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Une réponse à “Le clair de lune

  1. Julie Dubé

    5 février 2010 at 10:05

    Je trouve ton histoire très intrigante, bravo! J’aime beaucoup le contraste entre la douceur du début où le personnage se laisse bercer par le doux balancement des feuilles au vent et la finale surprenante et inattendue provoquée par des créatures immondes et épeurantes. C’est un texte intéressant!

     

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